#347

La semaine dernière, au Sénat, nous avons longuement débattu autour de la Proposition de Loi visant l’accès aux soins par l’engagement territorial des professionnels.

A ce titre, je suis intervenu à plusieurs reprises afin de rappeler les causes et les enjeux de ce texte.

Si le constat de déserts médicaux est réel et depuis de trop nombreuses années, la coercition serait cependant contreproductif. Vouloir contraindre un professionnel de santé à s’installer dans un territoire nous fait oublier une notion indispensable : la motivation.

L’engagement des professionnels de santé est essentiel dans un territoire.

La sensibilisation doit donc se faire avant les premières années d’études. C’est pour cela qu’il faut être plus incitatif dès Parcoursup. Aujourd’hui, l’entrée dans un parcours d’enseignement supérieur d’une profession de santé est mal identifiée et complexe (PACES, PASS, LAS…).

De la même manière, je suis revenu sur le numerus apertus. Ce nouveau dispositif, venu remplacer le numerus clausus, donne aux universités le choix du nombre d’étudiants acceptés. Là encore, nous créons une disparité entre les territoires. Il sera donc toujours plus difficile d’intégrer les universités de Poitiers que Paris. Donnons plutôt les moyens suffisants à toutes les universités (et à commencer par celles de province) d’accueillir assez d’étudiants !

Enfin, faire de l’Agence Régionale de Santé une agence de régulation viendrait à créer de nouveaux classements géographiques et professionnels. Sur quelles bases ? De quoi réduire encore un peu plus la motivation des étudiants actuels.

La santé dans nos territoires est un véritable enjeu. C’est pourquoi nous nous devons d’agir consciencieusement aussi bien pour les professionnels de santé que pour les concitoyens.

Je reste persuadé que l’ensemble de notre politique de santé est à moderniser et adapter, cela commence dès les études supérieures !

C’est dit ! 



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