
Le 27 juin dernier, lors de la discussion générale au Sénat, à l’occasion de l’examen du Projet de Loi de programmation militaire, je faisais, notamment une nouvelle fois, le constat de la dégradation de la situation en Afrique avec, en parallèle, un développement important du sentiment anti-français.
Après le Mali, le Burkina Faso, c’est le tour du Niger d’être sous l’emprise d’un putsch militaire depuis vendredi.
Notre action d’aide à la sécurité et à la protection de ces territoires face aux menaces jihadistes n’est plus acceptée, alors qu’elles existent. Nous le savons et en connaissons le prix.
Derrière une junte locale sans légitimité, les milices russes s’organisent, s’agitent, manipulent … Et les drapeaux de Poutine se déploient au cœur des manifestations mutines.
Ces déstabilisations politiques qui s’enchaînent aux coups d’Etat successifs fragilisent inexorablement les pays du G5 Sahel et toute l’Afrique de l’Ouest.
Les menaces contre la France sont affirmées et inacceptables !
Face à cela, je suis convaincu qu’il est indispensable de poursuivre nos coopérations au bénéfice des populations locales, premières victimes de ces chaos institutionnels.
Le Département de la Vienne a toujours montré son attachement à l’Afrique de l’Ouest. Les 17 coopérations au Burkina Faso nées sous l’impulsion du Président Monory ont constitué des exemples en la matière. Les premières assises sahéliennes de coopérations décentralisées que nous avions organisées au Futuroscope en octobre 2019, avaient montré notre attachement et notre détermination à accompagner respectueusement, populations, élus et projets pour une meilleure vie, et une acceptation partagée.
Quoi qu’il en soit la France ne peut accepter d’être insultée, menacée et diffamée dans une région en plein séisme géopolitique depuis 10 ans, alors qu’une forte histoire commune nous lie.
C’est dit !
